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Le Chat Bengal a été créé au départ par l'Américaine JEAN MILL (Millwood), dans les années soixante, en croisant différents chats domestiques (européens, américan shorthair, siamois, mau égyptien, et abyssins) avec le (Felis) Prionailurus Bengalensis ( petit léopard d'Asie). Elle a réalisé son rêve en réunissant la beauté du chat sauvage et le tempérament du chat domestique.

 

Le Prionailurus Bengalensis:

" Beau Ténébreux ou...Ténébreuse Beauté ??? "

...Chat Léopard d'Asie...Chat Léopard du Bengale...A.L.C (Asian Leopard Cat)...Léopard "nain" d'Asie...Panthère "naine" d'Asie...Bengalensis...plus brièvement encore Felis et autres consorts !!! ...puis en dernier lieu et enfin: Prionailurus bengalensis (...las, nous vous ferons grâce ici des sous-espèces géographiques au phénotype variable !!! :-D)
...Rien qu'en se limitant à notre monde occidental, un véritable florilège d'appellations désigne celui qui se nommait de surcroît et encore récemment...mais doctement: "Felis Bengalensis"...En dépit donc de ce prosélytisme d'appellations réductrices, obsolètes ou fantaisistes qui prêtent trop souvent à confusion, Prionailurus bengalensis n'est nullement un "Chat" (...loin s'en faut !!!) et à l'inverse pas davantage un Léopard ou une Panthère asiatique, comme certains s'évertuent à l'instiller et laisser penser, par ignorance ou mauvais dessein...

Notre Prionailurus bengalensis est un "Petit Félin" (inscrit à l'annexe II de la Convention de Washington) qui appartient donc au genre...Prionailurus (...lequel regroupe également trois autres espèces à part entière de petits félins asiatiques).
Cet "indécrottable" opportuniste vit (...mais "survit" hélas aussi parfois, en ce qui concerne notamment certaines sous-espèces géographiques en grave danger...) en Asie continentale et insulaire (succinctement: du Sud en direction du Sud-Est jusqu'au Nord-Est) où il occupe, ou plutôt occupait, un grand nombre de biotopes sous diverses latitudes (...unique bémol à cette répartition éclectique: la proximité de l'eau, courante ou stagnante, lui est impérative et vitale...).


Sa robe semble plus ou moins inféodée à son environnement, par sa générosité comme par sa chatoyance, et se décline d'un gris parfois argenté et modestement tacheté jusqu'à la somptueuse parure "Léopard" des exotiques variétés P.bengalensis bengalensis et P.bengalensis chinensis (mais il est à noter que l'apparat fastueux "rosetté" reste cependant une caractéristique minoritaire au sein même de l'espèce). Le ventre est quant à lui d'un blanc laiteux maculé de noir et la queue également tachetée est parfois annelée sur son dernier tiers. La tête, proportionnellement au corps, est modeste et ovoïde. Elle est ornée d'une truffe de couleur brique, d'oreilles arrondies de petite taille, et les yeux sont grands, ronds et le plus souvent ambrés. Généralement de la taille approximative d'un chat domestique, le maintien du Prionailurus bengalensis est cependant sensiblement plus haut sur pattes. Les mâles peuvent atteindre le poids de 8 kilos, voire davantage (quoique la moyenne se situe pour ces derniers entre 3 et 5) et celui des femelles avoisiner, mais aussi largement dépasser, les 3 kilos (il s'agit là encore d'une moyenne inhérente à l'ensemble de l'espèce type et de ses sous-espèces). On constate donc un dimorphisme sexuel non négligeable.


Prionailurus bengalensis, toutes sous-espèces confondues, évacue déjections et urine dans l'eau stagnante ou courante, et cette caractéristique, au-delà de l'anecdotique, n'est pas une simple lubie de sa part mais lui est imposée par une nécessité vitale: celle de passer inaperçu en effaçant par cette pratique spécifique toutes traces de sa présence dans le milieu naturel qu'il occupe conjointement avec d'autres prédateurs plus imposants et vindicatifs...et cette discrétion prononcée et contrainte demeure pour notre sujet d'évocation une réelle question de survie !!!


En l'état de Nature, ce statut mixte et conflictuel (prédateur certes...mais également lui-même objet de prédation de la part de ses aînés carnivores dans un milieu où la concurrence fait déjà terriblement rage...), engendrant un stress permanent instinctif s'étendant aux frontières de l'inné et de l'acquis, est sans doute aucun à l'origine du comportement défensif et pour le moins timide de l'espèce...laquelle réponse, intuitivement "programmée", n'est guère alors en mesure de faciliter la sociabilisation extra-spécifique à laquelle le genre humain tente parfois de s'employer, avec plus ou moins de bonheur du reste (...cependant cette réserve émise ne remet aucunement en question l'extraordinaire et exceptionnel "travail" de quelques-uns en ce domaine...lesquels, ne constituant pas "légion", se reconnaîtront d'eux-mêmes en cette prose et sans que je prenne la peine de les y nommer...):


Dans ces conditions et concernant le sujet latent qui nous préoccupe, il ne peut donc être ici question de l'espoir (...d'avance vain...) d'une quelconque et prétendue "domestication" du Prionailurus bengalensis (aux sens communs du terme et principe s'entend...), mais plus modestement, lorsque les conditions optimales sont réellement et pleinement réunies par quelques rarissimes et d'autant plus méritants éleveurs, d'une certaine sociabilisation...voire...concernant quelques exceptions il est vrai, d'une certaine "domestication"...au sens le plus noble de l'appellation cette fois, puisqu'elle s'applique ici et en l'occurence à une génétique totalement sauvage...


Si Prionailurus bengalensis est un superbe et réellement très attachant petit félin sauvage, il est intrasèquement et surtout l'aboutissement (en temps relatif) de l'évolution réussie d'une génétique spécifique impliquant un comportement propre et un intellect fort judicieux (lesquelles adaptations qualitatives ont fait de lui un "valeureux conquérant": il n'est qu'à juger de l'amplitude et de la variété de son aire de distribution pour s'en convaincre...)

 

En conséquence de ce savant "melting-pot" d'inné et d'acquis, les tentatives de la gente humaine pour l'infléchir semblent globalement, et sauf exception, vouées à l'illusoire...mais grâce à cette "recette" évolutive qui a fait ses preuves, le Prionailurus bengalensis est un véritable vétéran de la "Guerre de Sélection" (:-D)...et nous lui devons bien de le respecter avec ses "différences"...et surtout de l'aimer d'autant ainsi:

...Intraitable certes...mais fier et entier !!!

Jean-Louis Compère.

 

Remerciements à Marie Chaudeau pour toutes ces superbes photos de Bengalensis si rares ....

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